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Si la Vallée d'Aoste est l'une des contrées les plus passionnantes des Alpes, elle le doit initialement à une nature spécifique. Des montagnes grandioses, aérées par des vallées profondes, abritent une cellule bien compartimentée, facilement soustraite aux influences extérieures. Le réduit montagnard exerce ainsi une action déterminante sur le climat, élément fondamental du milieu. Pourtant, le canevas structural prédispose la Vallée d'Aoste à être aussi une zone de contact. Montagne, abri, carrefour, constituent les symboles de l'originalité physique et humaine, les bases d'une vigoureuse unité régionale.
Mont-Blanc, Mont-Cervin, Mont-Rose, Grand-Paradis , ces hauts-lieux du toit de l'Europe ont un côté méconnu, la Vallée d'Aoste, berceau des Salasses, et prédécesseurs des Romains. Nous allons essayer de vous faire découvrir une de ses vallées adjacentes, La vallée de Bionaz-Valpelline, très pittoresque, pleine de nature et de charme, où le cours du temps semble être resté immobile et les traditions sont encore vivantes. De là, nous vous invitons à la recherche du passé sur les traces de nos ancêtres afin de les présenter à lumière du jour. Bionaz est également approprié pour les amoureux d'aventures, de nature pure, et les familles recherchants le calme des montagnes. Enfin c'est également un haut lieu de l'alpinisme européen, La Dent d'Hérens 4.171m, montagne locale de la commune de Bionaz ou le Mont-Cervin, son voisin 4.478m (7ème montagne la plus haute de Alpes), par exemple.
Entièrement entourée de hautes montagnes dépassant les 4.000 m la Vallée d’Aoste est abritée contre les perturbations d’origine atlantique et les courants d’air froid descendant de l’Europe du nord et jouit d’un climat d’abri. Son enneigenement est plus régulier au printemps pour les skieurs et randonneurs de raquette de neige en haute montagne jusqu'à la mi-Avril et ses thermiques au printemps sont réputées pour les amateurs de vol à voile. Ses températures moyennes annuelles sont légèrement supérieures à celles des pays alpins environnants et les limites d’altitude de la végétation sont plus élevées (la vigne, par exemple, mûrit encore entre 1 100 et 1 200 m). La barrière des Alpes, toutefois, n’a pas que des aspects positifs : la VdA est la région la plus aride de toutes les Alpes. La rareté des précipitations aggravée par des températures relativement clémentes a toujours été un obstacle à l’exploitation agricole de la vallée. L’irrigation est donc une nécessité absolue et les valdôtains sont maîtres depuis le Moyen Age dans la construction de nombreux et longs canaux d’irrigation appelés Rus.
Bionaz est un nom de lieu (toponyme) devenu par la suite nom de famille (antroponyme).
La première mention connue du lieut-dit Bionaz (Byona) se trouve dans un document de 1227 ; alors que Perrin Bionaz (Perrinus de Biona), Boniface et Farcon fils de Gontier Bionaz (Farco Gonterii de Biona et Bonifacius Gonterii de Biona) sont cités dans des documents des années 1377 - 1379 parmi les chefs de famille de la paroisse de Valpelline (qui comprenait alors Oyace, Ollomont et Bionaz). Ce sont les premiers membres connus de la famille Bionaz, qui se répandit aux siècles suivants dans de nombreuses localités valdôtaines. Vers 1770, on comptait des propriétaires fonciers du nom de Bionaz à Bionaz même - naturellement - à Oyace, à Valpelline, à Roisan, à Gignod, à Aoste, à Saint-Christophe, à Quart, à Charvensod, à Pollein, à Brissogne, à Saint-Marcel, à Nus et même à Challand Saint-Victor. Aujourd'hui encore, le nom de famille Bionaz compte parmi les plus répandus en Vallée d' Aoste.
L'étymologie de ce toponyme (qu'on rencontre en France, dans le nom de trois cours d'eau : Le Bion, affluent de l'Isère, et la Bionne, nom de deux affluents du Loiret et de la Marne, respectivement) est obscure. Il indiquait peu-être, à l'origine, un endroit où on produisait des billons, c'est-à-dire où l'on sciait et équarrissait les troncs d'arbres. Dans l'espace linguistique occitant (Midi francais) et franco-provencal (Savoie et Suisse romande), ainsi qu'au Piémont, le mot bioun ou bihoun désigne en particulier un tronc scié par les deux bouts et vient du latin médiévial billonus (" poteau " ), diminutif de billa ou billia, qui signifie justement " branche, tronc d'arbre " : d'où la forme valdôtaine bioun-a, au féminin. Le fait que ce mot existe aussi dans les langues celtiques, avec une signification analogue (irlandais : bille ; bas-breton : bill ou pill ; gallois pil suggère qu'il est d'origine gauloise.
Il est également possible qu'il s'agisse d'une variante du mot viona (cfr. les localités Vionnaz et Evionnaz, en Valais, forme féminine de vion, qui signifie " petit chemin, sentier " (diminutif de vy, " chemin "). On ne peut exclure non plus la dérivation de ce toponyme du nom de personne germanique Beono ou Beonnu, qui est sans doute à l'origine des noms de lieu Bionnens, dans le canton de Fribourg.
D'autres hypothèses paraissent moins probables : comme la dérivation du latin betula (" bouleau ", bioula en patois) ou la parenté avec le Piémontais biona, " amaranthe ". L'orthographie actuelle Bionaz repésente la normalisation des formes anciennes (Byona, Biona, Biouna, Bionnaz, etc) qu'on rencontre dans les documents jusqu'au XVIII siècle et se caractérise par la finale " Z " qu'on ne prononce naturellement pas) indiquant que l'accent tonique tombe sur la pénultième syllabe en patois franco-provencal.
Auteur : Josef Rivolin Directeur des Archives historiques régionales Valdôtaines (cfr. La revue " La Communauté du Grand Combin " No. 7 Juillet 2001)
Le nom de Bionaz apparaît pour la première fois dans l'histoire en 1227, quand deux personnes se déclarent locataires d' un terrain de l' évêque dans cette localité. Nous ne savons pas si cet endroit est habité depuis la plus haute antiquité, mais il l' est sûrement dans le haut moyen-âge.
Cette localité typiquement alpestre est située à la tête du Valpelline, le long du torrent Butthier dont les eaux bondissent au fond d'un défilé étroit. La nature sauvage qui l'entoure constitue un de ses attraits principaux. Le tourisme n'y est pas encore très développé, mais on y rencontre tout de même nombre de vacanciers en été.
Selon la chronique historique de la Comune de Bionaz, des populations Walser, d'origine germanique, vinrent s'établir dans la partie la plus haute de la vallée de Bionaz entre l'an 800 et 1200. Les marchands du Val d'Hérens (Valais-Suisse) avaient une place réservée au marché d' Aoste ou ils arrivaient d'Évolène à travers le Col Collon (autrefois, grâce à un climat plus doux, les cols pouvaient ètre parcourus pendant une période plus longue que maintenant et mieux praticables que de nos jours). Pour les Évolénards le trajet à pied était plus court d'aller à Àoste que Sion. Un dense commerce s'installa entre les deux communes ainsi Bionaz et sa vallée devinrent une voie de communication frontalière et de contrebande très fréquentée entre le Valais/Suisse, Val d'Hérens, Arolla-Évolène et la Valpelline dans la vallée d'Aoste.
Bionaz est dédié à ceux qui, pendant leurs vacances, apprécient surtout les côtés les plus denses en émotions. À 1600 mètres d'altitude, vous découvrirez la beauté d'un sol soigneusement cultivé, de la flore, de la faune, des forêts pleine de vie et des torrents écumants d'une eau fraîche et pure. Nombre d'alpages témoignent de l'importance de l'élevage de bétail. Il vous arrivera souvent de trouver les troupeaux sur lesquels s'appuie la production locale de lait, de beurre et de la fameuse Fontina (fromage de lait pur non pasteurisé, demi-gras avec affinage de 60 à 90 jours) Vos vacances à Bionaz vous permettront de côtoyer les artisants qui réalisent de superbes sculptures et de charmants objets en bois. En outre, nombre de sentiers et d'itinéraires des hautes voies permettront à chacun, selon ses goûts et ses possibilités, d'éprouver la satisfaction d'approcher la montagne dans ses aspects les plus naturels. Nous souhaitons vous compter au nombre de ceux qui savent apprécier l'hospilalité et la cordialité discrète et chaleureuse des hôteliers, restaurateurs ainsi que la population locale.
La commune de Bionaz au XVIIIème siècle est forte en pâturages. C'est avec Cogne, Courmayeur et Valsavarenche la plus étendue de la Vallée d'Aoste; elle a 14.000 hectares. Des deux côtés du Buthier cinq ou six vallons parallèles renfermant chacun une alpe viennent se jeter dans la vallée centrale; et au sommet de celle-ci, l'alpe de Prarayé la couronne magnifiquement. Le bétail se trouve génèralement au fond des vallons et les côtes adjacentes; les sommets couverts de ra-yes c.-à-d. de petits coteaux herbeux suspendus sur les précipices sont l'apanage des chèvres et des brebis. De plus, autour de chacun des nombreux villages de Bionaz, il y a beaucoup de pâturages qu'on ne peut pas faucher: pour manger cette herbe, toutes les familles tiennent en été des vaches (qu'on appelle les seupé-e) dont le lait sert de nourriture journalière de la famille ou des étrangers: cela fait que le villégiateurs qui ont de la difficulté à trouver du lait en été à Valpelline, à Ollomont et à Oyace, en trouvent assez aisément à Bionaz.
Origine: d'abord, retournons à nos racines. Que signifie le patronyme BIONA ' Z, prononcé BIONA car le z est silencieux et ne se prononce pas dans le dialecte valdôtain (ancien franco-provencal). Suivant les historiens, le nom viendrait du mot celtique "bunia",souche d'arbre, ayant pris en franco-provencal le sens de source, fontaine creusée dans un tronc; ou le celtique"beruna", patois "bione"cresson; ou le celtique "bodina", patois bouène, borne; ou le latin"bajana", rivage de sable. Une autre variante est proposé dans la revue "Le Flambeau" du Comité des Traditions Valdôtaines No. 4Hiver 1986 (cf. Robert Berton) page 117.Texte suivant: BIOUNA Variante graphique: BIONAZ. Nom dérivant de la localité d' origine = originaire de Bionaz, commune située à 1.600m d'altitude, à 23 km d' Aoste.
Le mot gaulois ONNA, ONNE, ONNO est l' équivalent du latin UNDA = eau agitée, onde, flot, en général: cours d' eau. Ce mot gaulois est attesté dans le Glossaire de Vienne (Cf. Dottin) rédigé au Vème siècle, temps où les Goths dominaient sur la plus grande partie du midi de la Gaule. Le Glossaire traduit le mot gaulois ONNA, ONNO par le latin FLUMEN = cours d' eau. Dans l' antiquité, selon Mr. Dauzat, c' est toujours la rivière (appellation plus ancienne) qui a donné son nom à la ville, au bourg ou la localité riveraine. Depuis le Moyen-Âge, au contraire, toujours d' après Dauzat, c' est génèralement la localité qui donne son nom à la rivière. En Vallée d' Aoste, nous trouvons les toponymes BIONAZ, HÔNE (écrit ONA dans une charte de 1253 publiée dans le Cartulaire de l' Évéché d' Aoste), VERDONA (Oyace) VESSONA (Bionaz), etc. On est fondé à les regarder comme précédent de primitifs en ONNA signifiant "source, cours d' eau". Voici l'hypothèse la plus acceptée par les différents historiens.
Ce village existe donc depuis plusieurs siècles et son église Sainte Marguerite fut érigée et fondée en 1640 à la demande de ses habitants auprès de l'évêque d'Aoste de l'époque car la pratique du culte catholique ne pouvait que se dérouler au chef-lieu à Valpelline, plus bas, après 4 à 5 heures de marche. L'hiver durant près de 5 mois, les dépouilles des personnes décédées dans les villages et hameaux éloignés obligaient les habitants à pratiquer les cérémonies eux-mêmes avant que le printemps puisse permettre la venue d'une personne du clergé de Valpelline, situé plus bas. De nos jours. la paroisse est dirigée par "Don Ivanno" Reboulaz depuis plus de 25 ans avec élan et motivation pour la jeunesse locale tout en préservant les traditions du passé. Depuis le 1er Janvier 2001 "Don Ivanno" est responsable et administrateur du clergé de l'Évéché d'Aoste pour les paroisses voisinnes suivantes: Bionaz, Oyace, Ollomont et Valpelline.
Nous désirons en ce début d'année 2008 vous annoncer que dorénavant les archives, registres de baptêmes, marriages et décès de la paroisse Sainte-Marguerite ont été transférés à la paroisse mère de Valpelline, donc un peu plus en bas en vallée, pour des mesures de précaution et sauvegarde de ces documents afin de faire un inventaire et une classification à long terme. Du travail et un labeur pour l'avenir.
À ce sujet nous avons enfin rencontré à Valpelline un jeune collègue, hobby-généalogiste, Mr. Cristian Brédy, avec lequel nous sommes entré en contact pour un éventuel partenariat et échange d'information dans le futur. Nous comptons sur son aide éfficace et sa coopération.
Nous tenons à remercier sincèrement Don Ivanno Reboulaz pour son aide précieuse à l'élaboration et l'autorisation pour la publication de ce site.
Sea of Place Moulin
Le sommet de la vallée a changé de paysage en raison de la construction entre 1958 et 1963 d'un énorme barrage: la digue de Place Moulin, qui est tout de même une bonne attraction touristique grâce à son imposante dimension et ses caractéristiques techniques. En effet, avec ses 155 mètres de hauteur et 680 mètres de longueur, ce barrage est l'une des structures à arc les plus imposantes d'Europe. Mème si le paysage a été remarquablement modifié par cette oeuvre humaine, Bionaz peut encore offrir la possibilité de promenades agréables, tandis que les alpinistes peuvent rejoindre les sommets et les glaciers de la Suisse voisine
Au XVIIIème siècle, 50 personnes vivaient à Prarayer grâce aux ressources du pays: élevage, chasse, forestage, pommes de terre, seigle, froment même qui poussait à 2.000m d'altitude sur Pra Montjoux. L'hivernage durait 5 mois. Ce groupe humain isolé retrouva le goût de la peau de l'Aurochs (boeuf sauvage) et s'organisa aussi bien du côté social qu'économique avec ses propres lois et se constitua une propre polygamie sur le plan religieux et famillial. Jusqu'en 1860 /1880 se tenait sur ce plateau une foire à bétail et commerce de denrées, réputée comme lieu de rencontre entre la Suisse (Vallais, de Evoléne) par le Col Collon et la Vallée de Valtournenche par le Col de Valcournera, donc cet alpage faisait lieu d'étape derrière le Mont Cervin (Matherhorn) sur une " route du sel " et plus tard de contrebande ceci durant de nombreux siècles entre la Suisse et l'Italie.
Grâce aux passages accessibles des cols dans le passé, nous pouvons nous imaginer une migration du Nord vers le Sud s'est produite donc du Sud de la Suisse, la Haute-Vallée du Valais ou vice-versa du Sud au Nord par la plaine du Pô et ceci entre l'an 800 et 1200 vu les différentes physionomies des personnes rencontrées sur place et confirmer suivant les rapports et découvertes des premiers touristes anglais en 1860 dans cette vallée, voir notre article sur l'évolution éthnique plus bas (lettres de voyage de Mr. King, écrites en 1855). Selon la légende, le peuple des Salasses prédécesseur des Romains et persécuté par ceux-ci auraient trouvé refuge dans cette Vallée sauvage. Voir à ce sujet la page de Mr. Parfait Jans, écrivain valdôtain.
Reservations et info. direct chez les propriètaires/Gardiens Mr. Albino BIONAZ et Madame Rosanna PETITJACQUES, Période d' ouverture annuelle du 1er Mars au 30 Octobre en général sous le No.de téléphone suivant:0039. 0165-730040 pour l'Auberge-refuge
Un cadre qui dépayse....
L'Auberge-refuge de Prarayer est situé au fond de la haute vallée de Bionaz-Valpelline à 2.005 mètres d'altitude dans un cadre enchanteur. Le refuge est placé devant la Dent d'Hérens, prestigieux sommet de 4.171m, voisin du Cervin, dont la crête italienne, face sud-ouest orne le fond de la vallée et confine avec la Suisse, glacier d'Arolla, Val d'Hérens, Évolène.
Pour les amoureux d'espace, de calme, repos et de nature...
Vous êtes un groupe, une famille ou un randonneur de passage ? Vous êtes désireux de trouver un abri paisible et convivial ? Alors le Gîte vous acceuille avec plaisir... Que vous restiez le temps d'une fête, d'une réunion, d'une étape de randonnée en ski sur les hauts plateaux de la Haute-route de Chamonix à Zermatt ou en raquettes, ou que vous soyez juste de passage, vous serez toujours les bienvenus. Vous l'avez bien assimilés, à l'Auberge de Prarayer, nous vivons loin du monde stressé, entourés de cîmes les plus hautes d'Europe et parmi les montagnards valdôtains, un peuple loyal, courageux et accueillant.
Laissez-vous choyer.....
Pour votre confort, l'auberge-refuge dispose de plusieurs dortoirs et 3 chambres matrimoniales ainsi que des douches. Pour faire le plein d'énergie, vous y trouverez une grande cuisine soignée où les repas et petit-déjeuner y sont préparés. Là vous dégusterez les saveurs gastronomiques valdôtaines servit par Erica et Rosanna et Patrizio. "Les clients n'attendent pas"
ou 0039. 0165-730922 privé, demeure hivernale.
Autre alternative, logez dans la nouvelle Auberge de Jeunesse de Bionaz,voir dans notre menu de navigation la rubrique "Logis"
" La Bâtise " ouverte depuis le Printemps 2000 où Mr. Dirk Kerremans sera heureux de vous recevoir parmi ces hôtes, ou appeler sur son mobile No. 0039.328.4879702 pour une réservation ou info. à la commune à Madame Paola Petitjacques No. de tél.: 0039.0165.730106 ou Fax: 730107
Fermeture annuelle de l'Auberge de Jeunesse en Novembre
Curé Don Ivanno Reboulaz Loc. Plan de Veyne, 9 Bionaz-Valpelline I - 11010 AOSTA ITALIE
La combe de Prarayer avec la chaine des Grandes Murailles et la Dent d' Hérens en arrière plan sont d'une beauté à vous couper le souffle. Vous pourrez observer la faune et la flore dans un environnement naturel presque d'aspect tibétain. Que ce soit pour une sortie le long du lac artificiel de Place-Moulin pour une journée où pour une semaine, le refuge-auberge de Prarayer est en mesure de vous offrir différents forfaits pour tous les goûts et budjets afin d'apprécier les saveurs de la cuisine valdôtaine.
La chronique historique locale fait état d'une "Population walser d'origine germanique qui se serait établie dans la partie la plus haute de la vallée de Bionaz" entre l'an 800 et 1200. Les rapports commerciaux autrefois de vallée en vallée par les cols permettaient de faire de la vallée de Bionaz un lieu très fréquenté entre le Valais (Suisse), Val d'Hérens, Arolla, Évolène et la Vallée d'Aoste (Italie), Valpelline. Une foire de commerce réputée se déroulait jadis à Prarayer jusqu'en 1860, échange de denrées primaires (sel, vin, bétail) entre les Suisses et Valdôtains.
Voici l'analyse rapportée par l'un des premiers touristes alpiniste anglais; Mr. King découvrant cette contrée en l'an 1855:
"Dans cette vallée nous rencontrons visiblement deux types différents d'habitants. Le premier est celui de la basse vallée que l'on trouve principalement autour du village chef-lieu de Valpelline, l'autre au contraire plus haut et en majeur partie concentré dans la zone de Bionaz.
L'habitant de Valpelline et Ollomont est profondément attaché à sa propriété et sa maison, de stature moyenne, souvent roux, d'un regard vif et intelligent, lent dans ces mouvements, impassif sur les problèmes de son entourage, éveille le souvenir des personnes de Quart et Villeneuve dans la vallée d'Aoste, son physique prédominant rappelle les caractérisques du peuple savoyard, qui également peut être considéré comme une population du terroir.
L'habitant dans la vallée supérieure est de type différent à partir d'Oyace en montant sur Bionaz, La Léchère, Prarayer.
Il est calme et dans sa détermination pour décider vif et rapide, il a une remarquable stature, presque athlétique, son visage est plus large et en général de chevelure blond typique. Un des premiers touriste/guide Anglais Mr. KING qui traversa la vallée de Bionaz en 1855 avait été surpris par cette particularité et constata que ce groupe d'habitants avait des signes identiques comme chez les Teutons (Germains). En particulier les femmes avec leurs gentillesse, leur amour pour la demeure et facon dont elles étaient soignées ont laissées une impression singulière par rapport à d'autres habitants de la Vallée d'Aoste et on pourrait penser à croire que leurs gênes et cette ethnie ont surmontés l'évolution des siècles sans que l'histoire s'en soit rendu compte et celle-ci a remplacé une autre génération. En fin de compte il ne serait pas improblable que ce groupe est mis son pied à terre dans ces lieux comme cela fut le cas dans la vallée de Gressoney où une colonie d'origine germanique c'est installée suivant les évènements du moment."
Propos de Mr. King découvrant la haute vallée de Bionaz en 1855.
Voilà , nous désirerions ces prochaines années dans nos travaux de recherche pouvoir expliquer et démontrer aux rechercheurs généalogistes que ce n'est pas l'économie mais l'éthnie qui est le moteur de l'histoire.
Ceci sera notre travail de recherche cette prochaine décénnie. (signé JPB.le 22.06.2002)
Découverte en 2004 par Hervé Mayoraz, Vallée d' Hérèmence-Valais-Suisse d'un acte de mariage entre une Bionaz Marie-Pierrette alliée vers 1770 à Pierre Gaspoz de Saint-Martin. Ils eurent 3 garcons et 2 filles alliés à des familles Quinodoz, Zermatten, Voide, Moix et Charvet. Donc ici mouvement entre valdôtains et valaisans qui confirme bien la traversée des cols dans les périodes moins glaciaires entre la vallée de Valpelline/Bionaz et le Valais, Val d'Hérens, Saint-Martin.
En 1630 sévit la peste "espagnole" et la plupart des habitants de la basse Vallée d'Aoste furent décimés. La Valpelline, grâce à sa forme de gorge, ne fut pas touchée à partir du village d'Oyace et de nombreux habitants de Bionaz se sont répandus dans les villages déserts après 2 à 3 générations le nom Bionaz s'est développé dans la Basse Vallée. Ceci entre 1680 et 1750 dans les villages plus bas comme Roisan, Quart, Saint-Christophe et Aoste.
En 1927 : BIONAZ, à 1600 mètres d'altitude, ne comptait que 292 habitants. Il n'y avait pas le télégraphe. Il fallait descendre à Valpelline, soit à 27 kms. d'Aoste, la plus grande ville de la Vallée, pour pouvoir envoyer une communication. La Sainte Patronne de bionaz, est Sainte Marguerite que l'on fêtait alors le 20 juillet. A cette époque, il y avait un Syndic qui se nommait Jean-Marie Barailler - un Secrétaire nommé Emilien Lavanche - le Curé c'était Pierre Nicolet - l'Institutrice du joli nom d'Herminie Junod.
Vers la fin du XVIIIIème siècle dernier, une vague d'émigration à partir de la fin 1800 causée par l'industrialisation et la politique italienne au début du siècle dernier fera que de nombreux valdôtains chercheront du travail vers les grandes villes Paris-Genève Lyon-Annecy et même aux États-Unies d'ou l'épanouissement du patronyme BIONAZ en Europe et en Amérique d'abord sur la côte Est en Pennsylvannie en exercant la profession de mineurs près de Portage en Pennsylvannie puis une seconde ligne dans le Colorado, Aspen, Piktin et Eagle commes éleveurs de bétails et enfin une troisième en Californie à Hemet.
Une autre découverte en 2003, une ligne de notre branche émigrée d'Oyace/Ollomont en Valpelline vers l'Amérique du Sud, au Brésil dans la grande métropole de Pelotas dans la province de Rio-Sud, Famille Bétemps Léandro.
Surtout dans le Colorado près de Denver, au début des années 1900, les traditions se sont poursuivies en apprenant que leurs professions étaient vachers, éleveurs de bétails, ranchers et que la fameuse Fontina continuait à être produite, mais certainement avec un goût américain car les pâturages, la flore et le sol de cette région ont d'autres qualités que le pays d'origine. Pour terminer et ceux que cette région intéresseraient, voir nos liens/références ou bien jeter un coup d' oeil chez Madame Lisa Baker en Californie qui sera très heureuse de vous présenter de nouveaux Bionaz ou laissez un message dans notre livre d'or/Guestbook sur le menu en haut de page ou directement dans notre méssagerie électronique e.m@il : bio(*)nexgo.de (*=@)
Nous tenons à remercier en particulier Mr. Le Curé "Don Ivanno" Reboulaz pour son accueil et autorisation à la publication de ce site grâce à l'intermédiaire et l'accord de l'Évêché d'Aoste ainsi que les personnes suivantes:
Mr. Guilo Venturini, ancien Syndic/Maire du village de Bionaz
vip_bionaz
ainsi que son succésseur depuis Mai 2005, Mr. Armando Chentre
Famille Bionaz/Petitjacques, Rosanna et Albino et fils, Propriétaires de l'auberge/refuge Prarayer
Madame Chentre Alina, veuve Bionaz et Cristina, Commercantes
C'est le fromage typique de la Vallée d'Aoste (son nom devrait dériver du nom de l'alpage Fontin sur la commune de Quart où il fut produit pour la première fois au début du siècle dernier).
La Fontina est un fromage fabriqué avec du lait crû, travaillé deux fois par jour, immédiatement après la traite, pour qu'il conserve toutes ces caractéristiques de génuinité et sa richesse en ferments lactiques.
Le lait est chauffé à 35 - 36 degré et coagulé avec de la présure d'origine animale de première qualité, obtenue avec les estomacs des veaux nourris qu'avec du lait. On attend 40 à 50 minutes, et une fois le lait caillé, on le décaille jusqu'à obtenir des grumeaux de la grandeur d'un grain de mais. Ensuite on brasse le tout en chauffant à environ 48 degré.
La pâte sortie de la chaudière est mise dans des cercles en bois ou en plastique qui donneront la forme de la Fontina. Pendant cette phase de moulage la pâte est aussi pressée pour que le sérum soit expulsé.
On attend encore 12 heures, et on enlève le fromage des cercles. À cet instant le fromge est blanc et mou. Pour qu'il devienne une véritable Fontina, il faut patienter trois mois, pendant lesquels les formes sont entretenues chaque jour dans les caves où la température est de 5 degrés à 10 degrés, et l'humidité est au moins à 90% pour que la maturation soit naturelle. Les futures Fontina, déposées sur des planches en bois, sont retournées quotidiennement et salées et frottées à jours alternes pour qu'il n'y ait pas de moisissure.
Le résultat de ce long travail d'affinage est un fromage à pâte lisse, élastique mais compacte, douce et quasi fondante en bouche. Le talon de la forme cylindrique est concave et sa masse est d'environ 10 kg.
La fontine est moulée en des "roues" de 30 à 40 cm de diamètre épaisses d'environ 15 cm et pesant de 8 à 15 kg. La finesse de ce fromage provient du lait non écrèmé des alpages de haute montagne qui sert à sa fabrication. Là-haut, des troupeaux de 80 à 150 têtes ont à leur disposition des pâturages de première qualité, riches en herbes aromatiques. Avec la fontine on prépare également la fondue qui est un plat exquis (fondue aus truffes par ex.)
La vie de l'alpage est soumise à une sévère discipline; chaque homme a son travail. Le fruitier s'occupe de la fabrication de la fontine et dirige tout le personnel. Le devanberdzé (premier berger) conduit le troupeau aux pâturages et en régle le choix. Au seudzé (l'homme de l'étable) est confié le nettoyage de l'étable. A l'éviäou (l'arroseur) l'arrosage des prés, tandis que le sailläou (le saleur) veille à la salaison et la conservation du fromage. Les cit (garcons) s'occupent des petits travaux. La traite est effectuée par tout le monde.
Les alpages valdôtains, dans lesquels se pratique la division du travail depuis les temps les plus lointains, donnent un exemple d'activité rationnelle et parfaite.
Ce site est en hommage et souvenir à notre cher et courageux Père: Luigi-Angelo Bionaz *1921- + 2005 et son épouse Irène-Florentine Müller * 1915 - + 1999 ainsi que Mr. Hector Bionaz, guide de montagne décédé prématurement à l'âge de 46 ans dans les Alpes Pennines, * 1939 + 1985 .
Guide de la Vallée d'Aoste et Val Pennines Auteur Mario Aldrovandi, Edition S. Lattes & Comp., Torino 1933
La Peau de l'Aurochs, roman, Saint-Loup (Marc Augier) 1952, Éditions Plon.
Le Pays d'Aoste, Auteur Saint-Loup, Éditions Arthaud, 1952, Collection "Belles Pages"
La Revue "Lo Flambò" du Comité des Traditions Valdôtaines, No. 4 Hiver 1986, page 117, auteur Prof. R. Berton et No. 4, Hiver 1994, page 128, auteur, Aimé Chenal. et No. No. 1, Printemps 1990, page 78, auteur Aimé Chenal.
Bulletin Paroissial du Diocèse d'Aoste, Les Paroisses du Buthier, Bionaz-Oyace-Ollomont-Valpelline, avec la bonté et l'accord de Mgr. Le Curé "Don Ivanno" Reboulaz et l'Évèché d'Aoste. Divers bulletins 1988 - 2007
Pour plus de renseignements, vos commentaires, ou suggestions nous vous prions de nous contacter sur notre méssagerie électronique: jp(*)bionaz.de (*=@)
"Il y a des peuples qui sont comme des flambeaux, ils sont fait pour éclairer le monde, en général ils ne sont pas grands par leur nombre mais ils le sont parce qu'ils portent en eux la vérité et l'avenir" - Émile Chanoux -